Des chroniques régulières pour partager des livres, et faire connaître de nouveaux auteurs

đź’śđź’ś L’ENNUI DU MORT VIVANT de Luc Doyelle

RESUME

ISBN : 9791090137271
Editeur (29/5/17)

La quatrième de couverture :

Tout le monde a, dans son entourage, un ou plusieurs tueurs en sĂ©rie (serial killers). C’est du dernier chic dans les salons mondains. Mais connaissez-vous les tuĂ©s en sĂ©rie (serial killed) ? Ah, on fait moins le malin, hein ?Oui, je sais, vous allez me dire : ça n’existe pas. Personne ne peut mourir plusieurs fois. Vraiment ?Laissez-moi vous raconter l’histoire d’un casse-couilles de classe mondiale, un alcoolo de premier ordre, surnommĂ© le vrai con maltĂ©. Peut-il, Ă  l’instar des chats, possĂ©der neuf vies ? Ou s’Ă©puisera-t-il avant ?Une seule façon de le savoir : se jeter sur « L’ennui du mort-vivant ». Ă€ vos risques et pĂ©rils
Tout dĂ©bute avec un vol d’une antiquitĂ© Ă©gyptienne : une peau de mouton sur laquelle sont inscrits des hiĂ©roglyphes qui devait ĂŞtre offerte Ă  Lucius Von Lucius, le narrateur par Nestor, son ami.

MON AVIS

UNE COMEDIE ROCAMBOLESQUE

Une comĂ©die policière  (originale et plaisante dont je remercie l’auteur pour le SP) qui dĂ©bute avec un vol si saugrenu dans des conditions tout aussi incroyables que l’ouvrage laisse prĂ©sager du loufoque.

L’histoire se complique quand des cadavres se mĂŞlent aux suspects. Et pire, elle se complexifie encore quand ces mĂŞmes cadavres, font signe au narrateur, rĂ©apparaissent pour rĂ©-mourir. J’avoue avoir peinĂ© Ă  partir dans le dĂ©lire de l’auteur au dĂ©but. Après  les mĂ©andres du narrateur nous entraine malgrĂ© nous pour comprendre comment le cadavre redevient vivant et meurt Ă  nouveau dans la mĂŞme journĂ©e.

Le laps de temps imparti du rĂ©cit se porte Ă  deux trois jours. Tout se passe vite pour « dĂ©patouiller l’embrouille ». Et heureusement pour notre hĂ©ro, Ă©reintĂ© de ces journĂ©es de galère Ă  force de bagarres, de coups assenĂ©s, de verres bus, et un manque de sommeil.

UNE ECRITURE DYNAMIQUE

Pour conclure, ce rĂ©cit abracadabrantesque distrait le lecteur. Et avec une certaine interactivitĂ© avec le lecteur car le narrateur s’adresse Ă  lui comme Ă  un bon copain.
Sur le style, l’Ă©criture est ponctuĂ©e de nombreux calembours, ou jeux de mots et quelques allusions Ă  l’actualité politico-franchouillarde sont amusantes. L’auteur a optĂ© avec justesse pour un langage digne des bons polars avec un langage imagĂ©, un cĂ´tĂ© viril bien prononcĂ© (Ă  la San Antonio) et c’est lĂ  mon bĂ©mol, cela m’a un peu lassĂ©e. Mais ce n’est que mon avis…

Voici un avant-goût avec quelques phrases amusantes :
Elle a fièrement exhibĂ© un gâteau d’origine moldave dont le nom est impossible Ă  placer au scrabble, et encore moins dans une conversation entre personnes de la haute bourgeoisie, sous peine d’ĂŞtre banni Ă  jamais des soirĂ©es mondaines.
Je perds mon temps Ă  Ă©couter les merdias.
Maintenant que faire ? Je le cogne  d’abord, ou je discute ? En gros, mĂ©thode Stallone ou Woody Allen ?
Lui, c’est l’automobiliste qui a moyennement apprĂ©ciĂ© la relation sodomite que je lui ai imposĂ©e l’insu de son consentement. Si Ă  chaque fois, on devait demander la permission d’emboutir un pare-chocs…
La maison « Mourez, nous faisons le reste » est toujours debout, et contemple la rue d’un Ĺ“il bienveillant.

L’avez-vous lu ? D’accord ou pas d’accord avec la chronique ? Laissez un commentaire…

 


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