Holly s’active aux préparatifs du repas de Noël, pour une fête digne des précédentes années mais la journée devient cauchemardesque.

2013
273 p.
Résumé
25 décembre – Etats-Unis
En ce Jour de Noël, branle-bas de combat pour Éric et Holly, qui reçoivent plusieurs convives pour le repas de midi. Or dormir beaucoup plus qu’à l’accoutumée les met en stress. De fait, Éric part en précipitation pour être à l’heure afin d’accueillir ses parents à l’aéroport. Et Holly, elle, s’active (dinde, table …) avant l’arrivée des invités.
Mais depuis son réveil, cette dernière est préoccupée par une impression bizarre en elle. Déjà, le comportement de sa fille l’intrigue. L’ado enfermée dans sa chambre indifférente à ses appels, ne participe pas aux préparatifs contrairement à son habitude, elle qui se met en liesse pour le rituel d’une telle réception.
En cet instant, les doutes d’Holly sur son rôle de mère l’assaillent. Elle se remémore avec malaise ce même jour il y a 15 ans, lorsqu’elle et Éric s’étaient rendus à l’orphelinat en Sibérie pour l’adoption de Tatiana.
D’ailleurs, cette ritournelle la taraude :
Quelque chose les avait suivis de Russie jusque chez eux.
Et en plus de ce leitmotiv ressassé depuis ce matin, elle doit gérer seule l’attitude déroutante de Tatiana, des appels anonymes, tout en restant digne face à l’annulation d’invités empêchés par les conditions météorologiques.
Comment cette journée va-t-elle finir ?
Mon impression : Fête cauchemardesque.
Deux mots antinomiques qui ne devraient jamais se rencontrer. Malheureusement, l’actualité regorge d’expériences semblables vécues.
Pour vous mettre en condition, mon conseil sera de lire cet ouvrage un jour de neige, installé devant une fenêtre avec vue sur une route verglacée attendant des êtres aimés. Pour ajouter un peu de tension, munissez-vous d’un ado contrariant au caractère bien trempé.
En effet, le Noël de Holly est véritablement mémorable. De ceux que l’on redoute et que l’on ne voudrait jamais vivre. Un huis clos dont on ne peut sortir sans avoir le mot de la fin. Le sort d’Holly, son parcours de mère, ses sacrifices littéraires nous attendrissent, face à la morgue de Tania.
Un scénario désespérant où tout se passe mal pour elle. Elle attend pour la soutenir ses meilleures amies qui ne peuvent pas venir, son mari qui ne revient pas de l’aéroport… A cette ambiance glaciale s’ajoutent des souvenirs que notre protagoniste voudrait oublier, des doutes qui remontent à la surface. Et surtout, en ce jour anniversaire de son adoption, elle ne s’explique pas l’attitude versatile de sa fille…
Mais ce roman ne se résume pas à la fébrilité d’une attente déçue. En fait, cette revisite du « Désert des tartares » se mue en thriller. En effet, le talent de l’auteure se révèle là : La nervosité présente, les questionnements légitimes de Holly, ses blessures familiales détournent l’attention du lecteur, qui ne perçoit pas le cœur du problème. Et pourtant !
Sans spolier, le final est choquant, bouleversant et glauque.
Une auteure que je ne connaissais pas mais que je continuerai à suivre.






