Lorsque Ernest Cunningham vient solliciter un crédit à la banque, il va devoir enquêter pour trouver le coupable d’un braqueur assassiné.

06/26
448 p.
Résumé
Australie.
Ernest Cunningham, est un écrivain de romans policiers admiratif de ceux de la période de ceux « l’âge d’or », analogues à Agatha Christie. Et pour cela, il tire son inspiration des enquêtes qu’il a résolues dans le passé. Pas si proche puisque la dernière remonte à quelques mois.
Aujourd’hui sur le point de se remarier, et de monter son agence de détective privé, il doit convaincre Winston Huxley, le directeur de la banque de lui accorder un crédit. Mais ce rendez-vous ne va pas du tout se passer comme prévu. Winston conditionne le prêt au fait qu’Ernest doit d’abord retrouver Harold, son frère et associé disparu, unique détenteur du code pour ouvrir le coffre-fort.
Mais au moment de partir, un braqueur affublé d’un masque d’escrime prend en otage les dix personnes présentes dans la banque. Ernest va prendre en main la négociation avec le voleur. Mais tout se complique lorsque celui-ci se consume sous ses yeux spontanément.
D’autant que ses revendications n’ont aucune prétention exorbitante.
L’un des otages est forcément le tueur qu’il veut identifier avant de laisser libérer les otages, pour ne pas laisser un assassin dans la nature.
Mon impression
On suit à nouveau avec plaisir le héros principal de Stevenson. J’avais déjà chroniqué son ouvrage précédent. Là encore, il se retrouve dans de beaux draps !
J’apprécie beaucoup l’autodérision du personnage. Il mène une enquête malgré lui sans hésiter à se mettre en danger. Il n’est pas une tête brûlée, mais juste un homme courageux et un peu espiègle en essayant d’user de psychologie pour déjouer ses adversaires. Observation et perspicacité sont les atouts de notre Hercule Poirot moderne, référence incontournable des romans de l’âge d’or.
Le huis clos met en scène une dizaine de personnages tous différents et atypiques. Cela produit un cocktail savoureux qui bannit toute idée d’ennui et de stagnation. Cependant, j’avoue avoir eu un peu de mal surtout au début, à cerner à qui correspondaient les prénoms.
Pour le dénuement, il est un peu tordu et peut-être un peu tiré par les cheveux. Mais Ernest Cunningham, le narrateur, est si sympathique que l’on se laisse guider par son énergie et son humour dans ses aventures. C’est le type de roman qui repose des tensions extérieures. En se situant entre le feel good et le cosy crime, peut-être intégrera-t-il les romans de « l’âge d’or »?
Je ne le retiendrai pas dans le top 10 de mes lectures, mais j’ai passé un très agréable moment de lecture. Je pense que les scenarios qu’ils mettent en place seraient dignes de faire des séries télévisées sympathiques.
Bonne lecture !
Je remercie de leur confiance NetGalley, et les éditions Sonatine pour ce service presse.
Citations
Je pense avoir au moins appris une chose sur moi-même, depuis, je préfère avoir une raison de mourir que de ne pas en avoir de vivre.
Dans la vie, le meurtre est, dans sa forme la plus simple, la dernière d’une longue série de mauvaises décisions.






