Chroniques régulières sur des livres, présentations de nouveaux auteurs

LES DERNIERS JOURS DE L’APESANTEUR de Fabrice Caro💚💚💚💚💚

Avec humour et recul, Fabrice Caro livre la chronique drolatique d’une année de terminale, année charnière pour obtenir le baccalauréat !

Couverture du livre avec un jeune homme sur une mobylette.
Editions Gallimard Audio
08/ 25
214 p.

4e de couverture

L’année du Bac, la meilleure période de notre vie en même temps que la pire. « Je m’étais façonné un faux moi intégralement taillé pour lui plaire. Elle avait adoré Le cercle des poètes disparus ? C’est dingue, c’était mon film culte. Elle aimait Sting et surtout son dernier album en date… Nothing Like the Sun ? Je vénérais cet album, de manière inconditionnelle. Elle admirait le chanteur pour son implication dans la défense de la forêt amazonienne aux côtés du chef Raoni ? J’étais à deux doigts de venir au lycée le lendemain avec un plateau de terre cuite coincé dans la lèvre inférieure… »
Jonglant avec l’euphorie et la fébrilité de nos dix-huit ans, Fabrice Caro livre la chronique drolatique d’une année de terminale à la fin des années 80.

Mon impression : Mention très bien

Plus concernée par les livres policiers, je n’avais jamais entendu parler de cet auteur. Pourtant sa bibliographie est assez étoffée et le dote d’une réputation assise pour son humour dans le domaine littéraire.

Moi je l’ai découvert avec la version audio à l’occasion d’un service de presse de Netgalley et éditions Gallimard. Un merci à eux !
Le sujet du roman me parlait, puisque comme Daniel le narrateur j’ai passé mon bac en 90. Alors oui, les références culturelles, l’ambiance, le stress, et le programme faisaient écho avec mon vécu : nous passions le bac, objectif à atteindre ! Et oui finalement on était en apesanteur avec le recul, dernière année sans responsabilité, hormis celle de réussir son bac. Tâche d’autant plus importante que nous étions encore dans cette période où avoir son bac était comme décrocher le Graal. La question centrale était d’obtenir le diplôme pour commencer par notre vie d’adulte tant attendue, sans l’angoisse de parcours sup. L’avenir s’ouvrait alors à nous !

Dans ce livre feel good – terme des années 2020-, on retourne en cours, dans la cour du lycée, ou dans les soirées…
Et ce que j’ai particulièrement aimé dans cet ouvrage, c’est le regard masculin à propos des premiers émois, l’assurance feinte, et l’apparente maturité.

Un peu comme une Madeleine de Proust, cet ouvrage nous ramène en 1990, de la même façon que Calogero dans sa chanson 1987 nous ramène à la même période. Ou encore celui qui vient de sortir au cinéma : Juste une illusion. Sans être nostalgique, mais simplement amusée d’un souvenir d’un moment révolu. Ce livre est une petite bouffée d’oxygène dans l’actualité ambiante. Mon avis personnel : Tous ceux qui ont vécu cette période s’y retrouveront. Les références culturelles, que l’on y adhère ou pas, elles sont communes à une époque – la télévision ou la radio fédérait l’information et le divertissement d’un foyer, ou d’un voyage en famille ! Même si les goûts pouvaient être très clivants.

A écouter ce livre, je me suis surprise à rire à plusieurs reprises. L’efficacité des cours de soutien donné par notre héros est drôlement redoutable ! Et l’attitude de la mère de son élève tellement désopilante.
Et ont mis les petits clins d’œil juvénile, le roman recèle quand même une petite intrigue.

Même si je pense que les quinquagénaires mais également les sexagénaires s’y retrouveront. Quel que soit votre âge, quel que soit votre parcours scolaire, il s’adresse à tous ceux qui ont été jeunes un jour. À tous ceux qui ont porté un t-shirt fétiche, ou tous ceux qui ont des principes sur une méthode capillaire infaillible 😊

J’ai apprécié la forme d’humour de l’auteur, surtout l’autodérision du narrateur. Donc vous l’aurez compris, précipitez-vous vers la première librairie pour acheter ce livre que l’on referme avec regret. Ou écoutez-le !
Bonne lecture !

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