Quand des enfants accusateurs d’actes condamnables entrainent malgrĂ© eux une machine judiciaire, la justice sera-t-elle rendue ?

02/2026
474. p
Une nouvelle vie pour La famille Wilde. Un couple excentrique et leurs deux enfants emménagent à Maple Street une banlieue respectable très convoitée. Mais si Arlo et Gertie sont parvenus à acquérir une maison dans cette résidence. Mais lui avec ses tatouages et elle à l’allure de vamp, ils détonnent dans le voisinage. En plus, pour compléter le tableau, leur fils Larry autiste, affichant un comportement singulier, a du mal à s’intégrer aux autres enfants. Heureusement, leur ainée Julia s’est liée d’amitié avec Shannon. Alors, indirectement, les mères des deux adolescentes se rapprochent. Cela permet à Gerti d’être acceptée dans le voisinage, surtout que Rhéa, la mère de Shannon s’efforce d’être une figure populaire. Pourtant, le 4 juillet, les Wilde doivent s’incruster au barbecue organisé à l’initiative de Rhéa Schroeder. Ils en sont exclus, sans raison apparente.
Mais l’étĂ© est caniculaire : un gouffre s’ouvre dans le parc. Du coup, la vexation de cette mise Ă l’écart d’une rĂ©union conviviale est relĂ©guĂ©e au second plan des prĂ©occupations. Et avec cet accident naturel, survient une tragĂ©die humaine quand les enfants imprudents s’en approchent. Shannon s’y engouffre dans la doline. Alors, ses dernières paroles entendues par ses amis et sa fuite vers le danger dĂ©signent Arlo, comme responsable d’un malheur qu’il aurait provoquĂ© par ses agissements d’ordre sexuel envers elle…
Les préjugés seront-ils vaincus ?
Mon impression
Un thriller en huis clos tourne autour d’un scandale de violence sexuelle sur une adolescente. Dans un roman choral, enfants et adultes jouent des partitions diffĂ©rentes. Devant la violence et l’impardonnable des faits incriminĂ©s, la pression mĂ©diatique s’Ă©lance et la machine judiciaire s’emballe. Elles partent d’un passĂ© trouble et de tĂ©moignages exacerbĂ©s. En l’espèce, immanquablement, cette histoire m’a rappelĂ© le procès d’Outreau (source : lunni.fr)– dans une moindre mesure – qui avait dĂ©frayĂ© les chroniques dans les annĂ©es 2000. En effet, ici une majoritĂ© de l’intrigue tourne autour du monde normalement insouciant du groupe d’enfants. Mais ici, la maturitĂ© des enfants tranche avec celle des d’adultes, persuadĂ©s de leurs bons sentiments dans leur rĂ©voltes.
Dans une ambiance d’anticipation climatique, le scĂ©nario se dĂ©roule en 2027 jusqu’en 2045 et plus. L’atmosphère Ă©touffante de la fournaise ressentie par les personnages est permanente. Mais elle reflète aussi la tension oppressante d’une tourmente psychologique de ce mois de juillet fatidique.
La narration omnisciente s’intercale avec des chapitres retranscrivant des articles de journaux ou rapports à d’autres époques. Mais les dates se mélangent. Malheureusement, ce changement de rythme ne parvient pas à réduire l’ennui du dénouement qui s’éternise.
On envisage un thriller domestique dans le contexte du voisinage hétérogène, puis arrive l’idée d’une fiction d’anticipation climatique. Ensuite, l’impression d’un young romance laisse place à une suspense où les drames humains se succèdent.
La rapide descente aux enfers des Wilde est indigeste. L’ensemble de la famille est soumise Ă un acharnement psychologique, mĂ©diatique, judiciaire et physique. La noirceur m’a semblĂ© au premier abord trop excessive. Puis le dĂ©veloppement des annĂ©es futures – sans divulgâcher- donne un autre Ă©clairage.
La construction et l’interaction des personnages sont abruptes et sans finesse. Le scénario ne m’a pas convaincue. Et si le titre rappelle celui de la nouvelle de S. King La Maison de Maple Street, c’est le seul lien à faire.
Ma critique, je le regrette, assez sévère ne demande qu’à être réfutée. Contredisez-moi sur ma page Facebook.
Service de presse : Je remercie néanmoins Netgalley et Fleuve ÉDITIONS.






