Chroniques régulières sur des livres, présentations de nouveaux auteurs

LA CROISIERE de Catherine Copper 💜

Des morts au sein de l’équipage d’un paquebot de croisière se succèdent et la discrétion de l’enquête facilite les agissements du meurtrier.

Couverture du livre avec un paquebot
Editions Archipoche
06/25
400 pages

 

Résumé

Prologue un homme qui prend une décharge de 2000 volts
2022. Caraïbes. Sur un bateau de croisière…
Une danseuse membre de l’équipage que l’on voit disparaître dans les eaux. Son frère qui lui aussi travaille sur le bateau est totalement bouleversé
Un autre membre de l’équipage, un homme à tout faire, est décédé sur le bateau pendant la saison morte quand le bateau est sur le quai.
L’enquête se veut très discrète pour ne pas nuire à la publicité de la compagnie du paquebot. Les narrations (avec dates et les heures) de Stuart (médecin de croisière), d’Alice (cheffe restauratrice), et Antonio se succèdent.
2013. Inverness, Écosse
Une adolescente atteinte d’amnésie retrouvée accidentée et qui se retrouve être une enfant enlevée à ses 4 ans par un homme, avec qui elle vivait et qui vient de se suicider. Mais avec son ADN, on retrouve ses parents biologiques à qui la jeune fille est restituée. Cependant, celle-ci persuadée d’avoir été élevée par son kidnappeur en tant que son véritable père qu’elle en a oublié sa famille. Elle va devoir se la réapproprier.

Mon impression : La croisière fait naufrage

Le titre, tel un catalogue d’agence de voyage m’avait séduite au point d’être déjà transportée par avance.

Celui qui s’embarque dans cette histoire en pensant vivre « la croisière s’amuse » version thriller va vivre un véritable naufrage. Toutes les conditions étaient réunies pour nous faire vivre un huis clos dépaysant, Il y avait le médecin Stuart, les bons repas d’Alice, les animations et avec des crimes à la clé, un « Mort sur le Nil » moderne, pourquoi pas ?

Rien de cela, on ne voguera pas sur des flots bleus mais dans un roman noir, et on restera à quai. Et de surcroît sans croisiéristes.
En effet, le lien avec les parties de 2013 avec 2022 ne se produit que bien plus tard. Si tard et on a tellement avancé dans l’histoire que l’on se doute de l’intrigue. Et du dénouement. Sans divulgâcher, et désolée si je le fais sans le savoir, on assiste ici à une illustration bien extrême du symptôme de Stockholm. L’idée de base était intéressante, mais décrédibilisée par la facette exagérée qui lui a été donnée ici.

Quant aux personnages, difficile de s’y attacher à part à celui de Antonio. Mais c’est presque plus par pitié que par empathie. Le rôle principal tenu par Lola, est difficile à supporter. En effet je reconnais que l’auteure a su jouer de la manipulation psychologique à merveille.

Vous l’aurez compris : je n’ai pas du tout aimé le voyage. Mais je vais repartir avec l’autrice dans une autre aventure, hivernale cette fois, avec le roman : Le Chalet. Vous pouvez retrouver ma chronique ICI.


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