Après avoir fuit la violence paternelle, Tony s’acharne pour s’intĂ©grer dans le clan du cirque Pulko jusqu’Ă devenir dresseur de fauves.

01/26
415 p. 15haudio
Résumé
Tony, 17 ans, tente d’échapper à la violence d’un père résumant à elle seule le dysfonctionnement de sa famille. Alors l’installation du cirque de la compagnie Pulko lui offre un départ comme simple manœuvre.
Ainsi, avec abnégation, Tony endure des ordres exigeants et les épreuves physiques pour trouver sa place. Et peu à peu sa ténacité se fait remarquer pour enfin gagner la confiance du clan, et surtout de Chavo, le dresseur de fauves.
S’intégrer dans cette communauté tzigane bien soudée est une gageure. Chacun tient son rôle et la hiérarchie respectées sans discussion sous l’autorité du padre, et Chavo figure centrale du clan. Tony y découvre une solidarité familiale.
Mais certains souvenirs continuent de le hanter. L’entourage et le travail les dissipent. Ou encore la mystĂ©rieuse Sabrina, l’Ă©pouse de Chavo, Ă la fois impĂ©rieuse, fragile et fĂ©line.
Entre Sabrina et Tony naît un lien secret. Et à leurs côtés, évolue Asia, une panthère nébuleuse que Sabrina semble apprivoiser.
Grace à sa progression constante, il obtient la possibilité de « s’occuper » des fauves. Sera-t-il à la hauteur du dompteur que Chavo voit en lui ?
Mon impression
Je connaissais MĂ©lissa da Costa de rĂ©putation, comme une autrice de best-sellers souvent associĂ©e aux romans feel good. Or, je la dĂ©couvre pourtant ici dans un rĂ©cit bien plus sombre oĂą la violence humaine et la fĂ©rocitĂ© animale s’apaisent par la tendresse et la communication. Personnellement, j’ai abordĂ© l’ouvrage via la version audio, dont les voix transmettent la force de Chavo, la tension environnante ; le lecteur est immergĂ© dans l’ambiance.
L’envers du décor du cirque : Un spectacle qui subjugue petits et grands
Sans être particulièrement attirée par l’univers circassien, j’ai apprécié l’approche de M. da Costa. Sa recherche approfondie sur l’histoire du domptage et la relation de confiance entre le dompteur apporte une vraie profondeur au roman. Mais une pratique de plus en plus révolue aujourd’hui.
Présentée en marge de notre société dite « civilisée », la communauté tzigane apparaît ici régie par des règles strictes : respect des anciens, place à gagner et refus des débordements. Marqué par une enfance violente, Tony avance pourtant grâce à sa volonté de s’en sortir.
Avec ce livre, vous prenez un ticket d’entrée pour le cirque. Que ce soit dans les coulisses comme pour le spectacle. On rentre dans l’ambiance.
En coulisses, le roman évoque préparatifs, contraintes et logistique, mais aussi la chaleur du clan, souvent prioritaire sur la vie personnelle.
La création des numéros souligne méthode, volonté et talent. Le domptage, au cœur du récit, m’a particulièrement captivée.
Un roman sombre, où la brutalité, les coups, le sang peuvent s’effacer par la volonté et le travail, sans effacer totalement les blessures.
Je ne regrette pas cette lecture, même si j’ai été un peu déconcertée par la dureté du roman. Mélissa da Costa qui s’éloigne ici du feel good pour explorer des thèmes bien plus sombres, avec une intensité surprenante.






