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208 p.
RĂ©sumĂ© : « un professeur d’optimisme »
Émile CouĂ© (1857–1926) NĂ© Ă Â Troyes en 1857, Émile CouĂ© de La Chataigneraye, (ajoutĂ© par son père Ă leur Ă©tat civil).Après une scolaritĂ© brillante, mais Ă cause des Ă©tudes moins couteuses, il s’oriente vers le mĂ©tier de pharmacien. Après un stage de trois ans en officine dans sa ville natale, il achève Ă Â Paris sa formation Ă la facultĂ© de pharmacie. Ă€ l’âge de 26 ans, il ouvre sa propre officine Ă Troyes. Il Ă©pouse Lucie Lemoine de Nancy oĂą il s’Ă©tablit.
Le jeune apothicaire aurait pris l’habitude de joindre aux remèdes qu’il vend des paroles encourageantes. Et il aurait notĂ© que les malades qu’il persuade aisĂ©ment, en sachant trouver les mots justes, de l’efficacitĂ© des traitements, s’en trouvaient mieux. Progressivement, il dĂ©couvre ainsi ce que l’on nommera l’effet placebo.
« Vous allez voir, ceci vous fera beaucoup de bien… Et ce n’est qu’un dĂ©but ! »
Mon impression sur l’ouvrageÂ
L’expression « utiliser la méthode Coué » si courante aujourd’hui, trouve son origine dans une approche thérapeutique novatrice née début XXe siècle dans le domaine de la psychologie. Or, avec ce roman, Étienne Kern remet à l’honneur Émile Coué. Pourtant, cette figure oubliée était mondialement célèbre à son époque, que même les plus grands avaient approchée.
Ce modeste pharmacien de Troyes a conçu une mĂ©thode d’accompagnement vers la guĂ©rison alors inĂ©dite. Son idĂ©e originale consistait Ă placer le patient au centre du soin, en s’appuyant sur la pensĂ©e positive. En effet, il l’invitait notamment Ă rĂ©pĂ©ter ce mantra : « Tous les jours, Ă tout point de vue, je vais de mieux en mieux ». Mais l’auteur raconte le parcours d’un humaniste persuadĂ© de la valeur de sa mĂ©thode, malgrĂ© la concurrence de figures scientifiques telles que Freud ou Charcot.
Donc, Émile Coué apparaît ainsi comme un précurseur de ce que l’on appelle aujourd’hui le développement personnel ou le « feel good ». Pharmacien de formation il savait se montrer attentif à ses patients. Alors, il avait compris le rôle que pouvaient jouer l’imagination et l’autosuggestion dans le processus de guérison.
Voici un livre facile par ses phrases courtes. Pourtant, selon moi, le manque de transitions heurtent la fluidité de la lecture.
CitationsÂ
Il n’y avait qu’à se taire, c’est peut-être ça le deuil : Continuez à se taire, mais tout seul.
On voudrait que la vie nous rende ce qu’elle nous prend. Mais la vie ne rend rien. Elle nous fait des promesses qu’elle ne tient pas. Les Glaïeuls s’ouvrent et le monde n’est pas moins vide.
Pour aller plus loin
Retrouvez sur Youtube la présentation de son ouvrage par l’auteur






