Dans cette société dystopique, le pouvoir étatique résout le problÚme de la natalité grùce à des maternités imposées à des Servantes.
RĂSUMĂÂ Â

14/01/2021
500 p.
Dans une sociĂ©tĂ© Ă©mergente, Gilead, renommĂ©e Defred comme Servante raconte sa condition dâesclave sexuelle. Tout en Ă©voquant sa vie prĂ©cĂ©dente, elle dĂ©taille son nouveau rĂŽle. Soumise au couple Ă qui elle appartient, lâĂpouse, et le Commandant, elle doit tomber enceinte de ce dernier pour assurer une descendance au couple.
Dans son uniforme rouge conforme Ă sa fonction – fĂ©conder -, Defred doit faire abstraction de ses sentiments. Elle doit juste obĂ©ir aux rĂšgles inculquĂ©es par ses Tantes. Les Marthas et des Gardiens dans la maison, et des Yeux des espions rĂ©pandus partout surveillent constamment les Servantes.
Toute insoumission ou rébellion est punie, par pendaison sur la place publique ou par une extradition pour les Colonies.
La seule Ă©chappatoire de notre hĂ©roĂŻne est de se remĂ©morer sa vie dâavant, pĂ©riode rĂ©volue oĂč rĂ©gnait une prĂ©cieuse libertĂ©. Elles sâinterrogent aujourdâhui du devenir de son mari, sa fille et sa mĂšreâŻ?
En attendant de le savoir, tomber enceinte reste son unique possibilitĂ© pour sauver sa tĂȘteâŠ
MON AVIS : maternité dystopique.
La sĂ©rie rĂ©alisĂ©e Ă partir du livre Ă©crit en 1984 a provoquĂ© un tel tollĂ© que sa lecture sâimposait Ă moi. L’ouvrage rĂ©cemment rééditĂ©, ne laisse pas indiffĂ©rent par des rĂ©flexions sur la libertĂ© en gĂ©nĂ©ral. Mais surtout sur la place de la femme dans la sociĂ©tĂ©, sa fertilitĂ©, fugace et, la transmission aux gĂ©nĂ©rations futures.
Ainsi cette sociĂ©tĂ© imaginĂ©e juxtapose des strates Ă©tablies et fixes pour assurer une natalitĂ© choisie suffisante. Un code de valeur dĂ©termine la destinĂ©e et la fortune des uns ou des autres, plus prĂ©cisĂ©ment les unes sur les autres. Alors, devient possible la procrĂ©ation avec la «âsolutionâ» de la Servante pour des Ă©pouses stĂ©riles Ă cause de leur Ăąge. Lâauteure a Ă©tĂ© inventive : elle banalise lâinstitution dâune gestation pour autrui. La mĂ©thode utilisĂ©e bien particuliĂšre, est autorisĂ©e voire imposĂ©e par un autoritarisme Ă©tatique. Aussi, ce recours original et poussĂ© Ă lâextrĂȘme expose des femmes pubĂšres et nubiles Ă une violence psychologique et physique. Ces Servantes voient leur existence rĂ©duite Ă devoir enfanter.
Dans la conception «âfantastiqueâ» dâun rĂ©gime politique terrifiant et totalitaire, lâhumain est anĂ©anti et la pensĂ©e personnelle bannie. La place de la femme et de son droit Ă disposer de son corps est au cĆur de la rĂ©flexion.
Une tristesse profonde plombe le personnage principal qui nous Ă©meut. Pas encline Ă se rĂ©signĂ©e, on sâattache Ă cette esclave sexuelle dont on sâinquiĂšte Ă chaque page des imprudences quâelle commet. Vous ne ressortirez pas de cette fiction sans Ă©prouver un certain goĂ»t amerâŠ
Et paradoxalement, la fin laisse le champ libre Ă notre pensĂ©e et nos envies, Ă vous de lâimaginerâŠ
Pour en savoir Plus⊠Â
Un article đđ° sur le site Marie-Claire Â
Un article đđ§ sur WikipĂ©dia







J’ai adorĂ© la sĂ©rie. Il faudra que je me plonge un jour dans le livre. Merci pour cette chronique
Merci JĂ©rĂ©my, merci de ton message, une lecture Ă faire mais si tu as vu le film, je crains que tu t’y ennuies. Tu me diras cela. Ă bientĂŽt.