Chroniques régulières sur des livres, présentations de nouveaux auteurs

LE BATEAU FRAISE de Alain Labbé

RÉSUMÉ / QUATRIÈME DE COUVERTURE

Ed. Libretto
01/23
265 p.
Ce récit autobiographique truffé d’anecdotes et de détails concrets se lit comme un roman. Après avoir navigué et sillonné les océans pendant près de douze ans, seul ou en équipage – notamment aux côtés d’Eric Tabarly, d’Olivier de Kersauson ou d’Eric Loizeau – Alain Labbé prend la décision, en 1999, de rompre littéralement avec cette vie d’errance et se lance dans la production de fraises à Plougastel, en Bretagne.
Mais changer de vie et mettre pied à terre n’est pas de tout repos. Au bord de l’océan, notre ancien navigateur va être confronté à toutes les difficultés liées à son nouveau projet : établissement de l’exploitation, vente sur les marchés, gestion du personnel saisonnier etc. C’est avec un amour hautement attendrissant qu’Alain Labbé va veiller, jour après jour, sur ses petits plants de fraises et nous conter, avec beaucoup de dynamisme, de sincérité et d’autodérision, cette nouvelle aventure terrestre, avec son lot de joies, de peines et d’émerveillements.

MON AVIS

Je remercie les éditions Netgalley pour cette expédition avec le bateau fraise.

Et j’avais été séduite par cette reconversion totalement insolite d’une carrière maritime vers celle d’une activité terrienne. Le tout début m’a embarquée.  J’ai beaucoup apprécié l’analyse du regard expert des équipages avec un phrasé agréable à lire. Loin d’être passionnée par les récits d’exploits extrêmes, l’évocation de navigateurs tels que le célèbre Éric Tabarly ou le redoutable de Kersauson m’a plu.

Alors l’aventure littéraire commence mais terre à terre.

Puis, l’auteur encre ses chapitres avec sa nouvelle vie sur les terres de la Dordogne ou du Lot. Là, un flot de rencontres met en scène des gens très intéressants, plus ou moins loufoques. Mais j’ai été noyée dans les digressions, au milieu de ces personnages.  Cependant, on ignore vers quel rivage le narrateur veut nous amener. Pour le coup, il m’a perdue car l’ennui m’a gagnée.

Ce que je retiens.

L’Histoire d’un des fruits préférés des enfants : la fraise et son importation d’Amérique du Sud. L’initiative de monsieur Freizier captivera les Chambériens. Ceux-ci lui ont fait l’honneur d’attribuer une rue à son nom. Or la plupart méconnaissent sa contribution à la culture fruitière.

Mon regret

Ce roman n’encombrera pas ma mémoire malgré l’écriture agréable et facile à lire, mais je suis restée hermétique sur le fond du récit.