Des chroniques régulières pour partager des livres, et faire connaître de nouveaux auteurs

đź’śđź’śđź’śđź’ś NOM DE CODE : MEME RUTH d’Alice Quinn

RESUME

ISBN : 2369100303
Édition Alliage
Rosie Maldonne, mère célibataire en situation précaire dans sa caravane vit de son job de serveuse dans un bar le Select et des aides sociales.
Lors de son ravitaillement, elle croise une certaine Simone qui la charge d’une mission particulière. Munie d’une invitation Ă  une confĂ©rence de Joseph Carron, un chercheur de trĂ©sor renommĂ©, elle doit transmettre un message au confĂ©rencier. La promesse d’un buffet mondain motive Rosie sans savoir que pour exĂ©cuter cette mission oĂą elle Ă©choue, elle est censĂ©e empruntĂ©e l’identitĂ© de l’épouse fraichement dĂ©cĂ©dĂ©e de Monsieur Carron.
Malgré cet échec, elle en revient néanmoins boostée par une nouvelle lubie : décrypter une vieille carte léguée par sa grand-mère, source d’espoir de trésor. À cette fin, elle déniche la planque secrète de sa grand-mère durant la guerre, qui selon elle, recèle la clé du mystère.
Son quotidien est totalement bouleversé dans son train-train : de la préparation du défilé « fashion-insertion » initiée par Simone, au décryptage de la carte, elle n’a pas le temps de recontacter Timothée, son coup de cœur croisé au resto du cœur.
En parallèle, ses amis et son entourage la soutiennent tandis que la police, des personnes malintentionnées, et des inconnus la surveillent, la recherchent et l’inquiètent. Il faut aussi préciser qu’elle se retrouve mêlée à une enquête pour meurtres.
Comment va-t-elle échapper aux évènements ?

MON AVIS

Cette histoire n’a rien à voir avec une histoire policière classique. Les amateurs de polars noirs seront déçus. Ce livre est le quatrième volume d’une histoire proposée par Alice Quinn autour de son héroïne fétiche qui ne manque pas de panache et d’énergie.

L’avantage de la sĂ©rie : Pas avoir besoin d’avoir dĂ©jĂ  lu les livres prĂ©cĂ©dents. L’auteure nous introduit dans l’univers de Rosie Maldonne avec finesse et dĂ©tails pour ne pas exclure le nouveau lecteur, sans faire des flash-backs rĂ©pĂ©titifs sur les histoires antĂ©rieures.

Le personnage, l’humour et la trame me remĂ©morent certains styles de scĂ©narios de films d’Audiard des annĂ©es 1970. Exemple (source wikipĂ©dia) 👉🎞 Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais… elle cause !  L’hĂ©roĂŻne m’évoque un peu l’actrice ici Annie Girardot ou Marlène Jobert dans leurs rĂ´les et attitudes comiques. Vous avez devinĂ©, les situations dramatiques prĂ©sentĂ©es dans ce livre sont tournĂ©es en burlesque pour notre plus grand plaisir.

Aux piquantes rĂ©flexions de Rosie s’ajoutent des Ă©vocations de chansons de variĂ©tĂ©s françaises d’un goĂ»t plus ou moins douteux, et les allusions Ă  sa petite voix intĂ©rieure sont amusantes.

Le style du roman : le vocabulaire, les dialogues bien pesés, et le rythme dynamique des phrases s’adaptent au ton léger. De plus les expressions classiques et proverbes détournés sont plaisants et pertinents au contexte. Les personnages rocambolesques sans être caricaturés paraissent bien vivants au lecteur qui se les représente avec aisance.

A lire absolument pour se distraire.

QUELQUES CITATIONS 

Borelli est un flic qui est à la fois comme un ennemi et comme un pote. On a des rapports de chien et chat qui seraient issus d’une couvée jumelle. Bon, je sais, ça veut pas dire grand-chose mais je suis sûre que je me fais comprendre
Oui, louche ! C’est pas un grand mot, c’est exactement le nuage toxique que vous trimballez partout avec vous. Je vous ai vue venir à des kilomètres !
Euh… Pas vraiment, Marylène ! Y’avait pas plus de facteur que de beurre en tranche. – En branche, a dit Ismène, sèchement. – Quoi ? – L’expression c’est « en branche », pas « en tranche », elle a insisté.

Notez la chronique…  Vous incite-t-elle à le lire ? Laissez vos réactions, négatives ou positives… à bientôt !


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