Des chroniques régulières pour partager des livres, et faire connaître de nouveaux auteurs

💜💜💜SI JE MENS TU VAS EN ENFER de Sarah Pinborough

Quatrième de couverture 

Editions Préludes
03/2019
280 pages
Lisa. Ava. Marilyn. Toutes ont un secret.
Lequel est le plus terrible ?
Brisée par un passé tragique, Lisa n’a d’autre rêve qu’une vie sans histoire, à l’abri des regards. Mais quand sa fille, Ava, sauve un petit garçon de la noyade et que l’adolescente devient une héroïne locale, leur monde menace de s’effondrer.
Marilyn, elle, a un mari parfait, une maison parfaite, un boulot parfait. Pourtant, lorsque la vie de sa meilleure amie, Lisa, est sur le point de s’écrouler, la sienne bascule.
Un instant aura suffi à bouleverser l’existence de ces trois femmes. Il y a des secrets qu’il vaudrait mieux ne jamais voir ressurgir. Il y a des fautes qu’on ne peut pas oublier.

MON AVIS

Tous mes remerciements s’adressent aux Editions Préludes et au site Netgalley pour la lecture de ce roman qui se déroule dans l’Angleterre contemporaine.

J’ai bien aimé

Trois parties composent le roman de 280 pages.

La première pose le cadre avec lenteur. A contrario, la seconde, avec une rapidité déconcertante, englue notre héroïne, voire nos trois héroïnes, dans le marasme de leurs secrets. Le voile tombe et leurs révélations mises au grand jour vont imbriquer leurs vies, les bouleverser et les mettre en situation de danger extrême. La troisième partie dénouera le problème qui provient d’un pacte devenu malsain entre deux fillettes mal aimées. Une course contre la montre avec la police déjà convaincue de sa vérité.

Le scénario un peu classique de la vengeance murie avec une minutie affutée m’a néanmoins distraite car l’écriture est agréable. Le personnage de Marilyn façonnée d’un courage remarquable m’a touchée. Simon, l’ange gardien m’a convaincue également de sa bienveillance gratuite et l’énigme de son passé ouvre presque un autre volume.

J’ai moins aimé

La trop belle silience de Lisa (sur son passé trouble) manque de crédibilité et déconcertera un lecteur pointilleux.

La lente première partie pose le cadre. Sa longueur sur la vie d’une ado banale m’a ennuyée. La fin de la première partie est arrivée à point dans ma lecture où l’ennui me gagnait. Je n’apprécie que très modérément les histoires d’ados car les problèmes semblent assez récurrents malgré les générations qui me séparent de ceux d’aujourd’hui.

Ici, Ava, rencontre les problèmes liés à ceux de son âge : puberté, relations amoureuses naissantes, éveil de la sexualité, petits secrets à sa bande de copines, les trépidations des réseaux sociaux. Sa mère Lisa, l’élève seule. Elle essaie de trouver le juste milieu dans son éducation entre l’attitude de la mère copine et la mère responsable qui s’inquiète. Situation assez courante, selon moi. L’équilibre est trouvé où pour se distraire de ses responsabilités maternelles, Lisa peut se fier à l’amitié de sa collègue Marilyn. D’ailleurs, elle admire le ménage si parfait de son amie.

La fragilité des mensonges va ébranler les convictions et le destin de chacun. Comment apprendre à vivre avec mensonges ? Les secrets ressortent-ils tous un jour ?

L’Amitié montre ici, aussi ses différentes facettes dans cette esquisse de personnages. Dangereuses, égoïstes, ou libératoires…
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Votre avis sur la chronique est le bienvenu

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