Des chroniques régulières pour partager des livres, et faire connaître de nouveaux auteurs

💜💜 UN EMPLOYE MODELE de Paul Cleave

RESUME

ISNB: 978-2-253-13419-0
Livre de Poche

Joe Middleton, joue les attardés mentaux dans le commissariat central de la ville où il travaille comme homme de ménage.
Ce rôle de simplet le place au-delà de tout soupçon dans les crimes qui défrayent les chroniques. Ainsi, comme Joe côtoie au quotidien les enquêteurs. Et il prend connaissance de toutes les avancées dans l’affaire du Serial Killer, « le Boucher de Christchurch » présumé coupable du meurtre barbare de sept femmes. Lui-même auteur de ces atrocités, Joe se sent particulièrement concerné par l’enquête. Mais, à sa grande déception, il est totalement écœuré d’avoir été imité dans son mode opératoire par un autre criminel. En effet, un des meurtre lui est injustement attribué sur les sept de cette série.
Dès lors, il se démène pour retrouver le criminel qui a osé doubler le Boucher.

MON AVIS

J’ai aimé

Pour la forme, l’écriture du roman est agréable, fluide.

La narration du serial killer à la première personne déroute de son cynisme affiché. Pour accroitre le côté glauque, les violences décrites sont présentées avec un ton désinvolte, auquel il est difficile de rester de marbre devant ces scènes teintées d’hémoglobine. Les chapitres à la troisième personne dédiés à Sally permettent aux lecteurs de faire une trêve dans les horreurs détaillées de ses actions.

Le personnage de Joe particulièrement « gratiné » est doté de toutes les qualités du parfait psychopathe : dénué d’empathie, et de compassion, seule sa propre personne a de la valeur, avec un grand sentiment de supériorité pour son intelligence manipulatrice. Ses relations sociales se limitent à celle de ses deux poissons rouges – qu’il affectionne par-dessus tout, au-delà d’un raisonnement sain –  et de sa mère ultra protectrice.

Le mode opératoire structuré de ses crimes, associé à une maitrise de la manipulation d’autrui en font un redoutable criminel. Paul Cleave a façonné un véritable monstre dont les stratagèmes paraissent effroyablement plausibles.

J’ai moins aimé

Les violences extrêmes du début permettent de cadrer notre personnage principal. Nécessaires, elles exposent le contexte. Cependant, l’abondance et l’accumulation de descriptions des tortures gratuites infligées aux différentes victimes finissent par dégoûter le lecteur – en tout cas, moi-.

Certaines scènes insoutenables à la lecture ôtent le plaisir de découvrir la suite, dans la crainte d’en lire davantage. Paul Cleave avait été bien inspiré par ce bon filon mais je pense que le pavé 475 pages est excessif car certains passages paraissent surajoutés.

J’avoue m’être forcée pour finir le livre et c’est bien dommage car j’ai apprécié les trois-quarts de l’ouvrage.

Quelques phrases extraites

Page 53 : je me retourne vers un homme qui essaye de cacher son côté loser avec une poignée de gel une moustache à moitié pousser.
Page 54 : Je me souviens d’avoir tu es quelqu’un, je ne peux pas me rappeler son nom, mais c’était mon premier.
Page194 : Je ne connais presque personne en ville, mais rester assise toute seule chez moi vendredi soir, ça me tuait.
Page 211 : Une fois de plus, Dieu il fait rien pour m’aider à m’en sortir, donc ça ne sert vraiment à rien de prier ce mec. Je vais foutre la paix à ce hippie en toge garder les prières pour moi.
Page 273 : Je me demande si elle sait même qu’elle est prise au piège.
Ce soir, je vais lui offrir une échappatoire à la douleur de la vie.
C’est mon humanité.

Et vous, que pensez- vous de la chronique ? N’hésitez pas à laisser un commentaire…

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Reader Comments

  1. Bravo pour la chronique Annec. L'histoire à l'air sympa. Ce serial ciller semble pas mal dérangé et tu connais mon attachement aux personnes qui le sont lol. Après, c'est vrai qu'il faut arriver à tenir sur la distance avec 475 pages…à voir… 😉

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