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đź’śđź’śđź’śLA MORT DE LORNA BELLING de Peter James

RÉSUMÉ

Fleuve Noir
09/21
410 p. (Num)
Lorna Belling est connue par les services de police pour des dépôts de plainte réitérés à l’encontre de Corin pour violence conjugale.
Mais ce que la police ignore, c’est que la jeune femme entretient une relation adultérine avec son amant Greg. Soi-disant malheureux d’un mariage stérile, il lui a promis une nouvelle vie ensemble dès qu’il aura quitté son épouse.
Or, à travers une photo postée sur les réseaux sociaux par une de ses clientes en vacances, elle découvre une autre vérité sur Greg. Alors, elle escompte de celui-ci une explication à leurs prochaines retrouvailles dans leur garçonnière secrète. Et là, une scène éclate entre eux, provoquant la mort de Lorna.
Aussitôt, les circonstances de sa mort déroute la police qui s’oriente vers le mari violent. Et les soupçons de sa culpabilité vont être confortés par sa détermination à échapper aux enquêteurs. Mais, Roy Grace refuse de se laisser impressionner par trop d’évidences. Accaparé par un procès à instruire, il confie celle-ci à son adjoint Guy Batchelor qu’il charge d’envisager d’autres suspects. Et peu à peu, plusieurs potentialités se présentent… jusqu’à la plus inattendue.

MON AVIS

Le roman policier dĂ©marre tel un polar domestique situĂ© entre Londres et Brighton, mais il va prendre de l’ampleur avec des suspects qui se succèdent. L’enquĂŞte part avec un coupable Ă©vident pour la police – mais pas pour le lecteur mis dans la confidence par les premiers chapitres du narrateur- . Cependant, l’auteur balaie par honnĂŞtetĂ©, de quelques paragraphes, toutes les supputations possibles autour du mari violent. Ainsi, l’enquĂŞte aurait pu se stopper immĂ©diatement, mais sous l’impulsion de Grace, elle se dirige automatiquement vers d’autres criminels potentiels.

Le profil de plusieurs personnages ayant été en contact avec la victime les déterminent comme suspects tout à fait probables. Ils seront entendus, inquiétés pour instiller ou non un doute.

Ce roman policier ne restera pas dans la mĂ©moire bien qu’il soit très agrĂ©able Ă  lire. Ses rebondissements opportuns, de l’action, des courses-poursuites et des personnages cohĂ©rents constituent des atouts pour le rendre intĂ©ressant aussi. Son bĂ©mol : j’ai un peu devinĂ© le coupable, mais difficile de me duper !

Je remercie le site Netgalley et les éditions de Fleuve noir, car j’ai ainsi découvert cette auteur prolixe avec une quarantaine de titres à son palmarès.

CITATIONS

p. 4 :
Selon lui, Ă  la prĂ©histoire, les ĂŞtres humains communiquaient entièrement par tĂ©lĂ©pathie-  le langage n’avait Ă©tĂ© crĂ©Ă© que pour permettre le mensonge.
p. 228 :
– Cynisme ! Ou plutôt : quel pessimisme !
 – Tu connais  la définition du mot  « pessimiste  » ?
—  Non mais je crois que tu vas me le dire…
—  « Optimiste avec expérience.  »
p. 273 :
John Fowles :  » la vie n’est pas un symbole, une Ă©nigme Ă  rĂ©soudre en un seul coup ;  elle ne consiste pas en une seule facette ; on ne l’abandonne pas après le premier jet de des malheureux.  il faut l’endurer, c’est sans  Lueur voir dans le cĹ“ur de la ville.  Et repartir sur les mers immesurables qui nous sĂ©parent. »

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