Des chroniques régulières pour partager des livres, et faire connaître de nouveaux auteurs

💜💜 LA MORT DU GOELAND de Jean-Frédéric Jung

Quatrième de couverture

Editions Alter Real
150 pages
 Cour d’Assises de Rouen. Isabelle est jugée pour le meurtre de Frédéric, son mari. Malgré les preuves accablantes qui l’accusent, elle plaide non coupable avec un désespoir poignant. Henri, avocat du Havre et ami du couple, se charge de défendre la veuve éplorée.
Épaulé par sa femme et une bande d’amis d’enfance d’Étretat, Henri va remuer ciel et terre et même la mer, pour innocenter Isabelle. Le dossier est plus complexe et sombre qu’il n’y paraît, et les apparences, trompeuses. De nombreuses surprises attendent Henri et les jurés.
Un procès passionnant au bout duquel il faudra statuer : oui ou non, Isabelle a-t-elle tué son mari ?
De la mythique baie du Havre au romanesque Étretat, un polar judiciaire où s’affrontent amour, amitiés, faux-semblants, machiavélisme et trahisons.

MON AVIS

Mes remerciements aux Ă©ditions Alter Real pour la lecture de ce roman et la dĂ©couverte de cet auteur. Je leur prie d’avance de bien vouloir excuser la sĂ©vĂ©ritĂ© de ma chronique… mais j’ai eu l’impression de me perdre dans la construction et le dĂ©tricotage d’un crime un peu complexe, tirĂ© par les cheveux, voire irrĂ©aliste. Je dĂ©plore un manque de crĂ©dibilitĂ© dans la mise en scène du crime et sur ses motivations. Le livre se lit vite nĂ©anmoins.

Ouverte aux critiques constructives, je laisse me contredire d’éventuels détracteurs de la chronique dans les commentaires.

On appréciera

La rapiditĂ© de lecture du roman avec ses 150 pages. Le style fluide d’écriture et le cadre rĂ©gional et typique de la Normandie où l’on survole les abords des belles falaises d’Etretat. Une manière originale de dĂ©couvrir les lieux.

Beaucoup d’élĂ©ments constituent le roman : amour, amitiĂ©, liens familiaux, enjeux carriĂ©ristes, trahison, manipulation. Un panel d’Ă©motions y sont rĂ©unies.

Le rythme vif du livre est impulsĂ© par le personnage dynamique et charismatique de notre avocat Henri. L’enquĂŞte pour disculper Isabelle est menĂ©e par l’avocat Henri ami du couple, assistĂ© dans l’affaire par sa femme la meilleure amie d’Isabelle. On le suit dans ses dĂ©marches, dans ses interrogations et ses investigations. En parallèle, on pĂ©nètre dans l’intimitĂ© du couple d’Henri et d’Isabelle, une bande d’amis constituĂ©e depuis leur enfance… on les aime bien, mais difficile de s’attacher Ă  eux.

Les amateurs d’affaires judiciaires où la vérité surgit au procès seront peut-être satisfaits. On est dans l’ambiance de la série télévisuelle (la loi selon Barbara avec J. Balasko ; la loi selon Alexandre avec G. Jugnot…). L’avocat se démène pour faire innocenter son amie, avec un coup de théâtre au procès en apportant LA preuve !

J’ai moins aimĂ© le « trop »

L’amour-passion au cœur de l’histoire d’un couple à première vue amoureux mais va conduire au banc des accusée l’épouse Isabelle condamnée pour le crime de son mari Frédéric. Un crime sans cadavre, avec juste un crane qui atteste de sa mort. Toutes les preuves recueillies la condamnent, trop pour être vraies…

Les procédures entreprises par Henri me semblent disproportionnées par rapport à ses pouvoirs et compétences, en plus tardives et donc excessives. De plus les délais impartis me laissent sceptique. Le réalisme fait défaut.

Quant au procès, un peu clichĂ©. Quand StĂ©phanie l’épouse de l’avocat et amie d’Isabelle lui fait ingĂ©rer sur le banc des accusĂ©s une substance mĂ©dicamenteuse pour amortir le choc de l’annonce de la VĂ©ritĂ©, la scène paraĂ®t totalement incongrue et irrĂ©aliste dans ces conditions. Pour ajouter un degrĂ© de cinĂ©ma, StĂ©phanie est formĂ©e aux premiers secours, quel heureux hasard ! Le coup de théâtre quant Ă  la VĂ©ritĂ© du meurtre, il se veut etre une surprise au procès pour l’assemblĂ©e mais est loin d’en ĂŞtre une pour le lecteur qui a dĂ©jĂ  devinĂ© (en tout cas, moi) une partie des rĂ©vĂ©lations Ă  venir alors au contraire… il est gagnĂ© d’ennui en attendant l’issue de la plaidoirie…

Quant Ă  la chute finale, elle surprend un peu mais lĂ  encore je n’adhère pas Ă  la crĂ©dibilitĂ©. Puis, le dĂ©roulement de l’après-procès très glauque m’a laissĂ© un goĂ»t amer, dirons-nous.

Vous pouvez vous procurer l’ouvrage chez votre libraire préféré, ou à la FNAC  ou chez Decitre.

 


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