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LE HERON MEURTRIER de Henri-Pierre Troussicot

ou « Crime dans une galerie d’art nantaise. »

RÉSUMÉ – Quatrième de couverture

Edition du PETIT PAVE
08/2021
160 p.
Pas très professionnel le commissaire Thomas Oliéric qui se laisse troubler par les charmes de la belle Suzy. C’est quand même la femme de Paul-Edward Vivien, le patron de la galerie d’art de la rue de la Baclerie à Nantes, qu’on vient de retrouver mort assassiné.
Même si « c’est un enfoiré, pire, un malhonnête », comme le déclare le peintre Jérôme Després, ce n’est pas une raison pour lui défoncer le crâne avec un héron en bronze. « C’est bien fait pour ce salopard » surenchérit Héloïse de la Roirie, une artiste d’Ingrandes qui fait partie de ces peintres et sculpteurs en contrat avec le galeriste. Aucun d’eux n’aime Vivien, qui les exploite.
Pour les besoins de l’enquête, l’auteur va nous conduire d’un atelier à l’autre, à la rencontre d’artistes intéressants sinon sympathiques. Cela ne fait guère progresser l’enquête du commissaire. Même si l’on a vu, le matin du crime, le peintre Després montrer le poing à Vivien en sortant de la galerie. C’est une menace. L’aurait-il mise à exécution ? Un autre peintre, Yvon Laclanche, tourne autour de la galerie. A moins que ce ne soit autour de Suzy .
Une certitude : le héron meurtrier est peut-être responsable, mais pas coupable.

MON AVIS

Je remercie les éditions du PETIT PAVÉ et l’opération Masse Critique du site internet Babelio pour l’envoi de l’ouvrage écrit par P-H. Troussicot. Une bonne surprise pour ce second roman qui se déroule principalement à Nantes constitue un policier régional agréable à lire.

Malgré la violence du coup porté à la victime, l’enquête policière tranquille est menée par le commissaire Olieric, un célibataire forcené dont les centres d’intérêt se limitent à sa profession.

L’enquête pour meurtre met en scène un commissaire assez neutre. Placide et vieux garçon d’une humeur constante, il va réussir à débusquer le criminel après maints interrogatoires. Il va égrener une longue liste de suspects potentiels, des artistes lésés et dupés qui ont tous des raisons de vouloir la mort de Vivien.

Mais la vie paisible du policier va être bouleversée. En effet tout émoustillé par la compagne de la victime dont il tombe rapidement sous le charme de ses atours au mépris de la déontologie. Mais ses scrupules sont vite balayés, car d’aucuns décrivent le feu galeriste comme un être odieux dépourvu de la moindre qualité.

On passe un bon moment avec la lecture de ce roman sympathique et son enquête assez classique. Je ne le retiendrai cependant pas dans mon top dix, car j’ai trouvé la conception des personnages trop manichéenne, et un manque de suspens. Vivien la victime est une carricature de la pourriture : malhonnête, intéressé, voleur, escroc, infidèle, tricheur… impossible de lui trouver une once de qualité.

Mon bémol : La présentation des chapitres qui ne débutent pas sur les pages impaires mais s’enchainent dès les chapitres terminés. Heureusement, ce n’est pas rédhibitoire non plus.

Bonne lecture avec cette promenade artistique et meurtrière dans le pays nantais.

 


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