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đź’śđź’śđź’śđź’ś LE PRESIDENT A DISPARU de Bill Clinton et James Patterson

RESUME

ISNB : 2709662396
Edition : JC LATTES
Date de parution : 06/06/2018
400 Pages
TrempĂ© dans une affaire de politique politicienne, le PrĂ©sident Ducan, PrĂ©sident des Etas Unis doit rĂ©pondre devant ses dĂ©tracteurs quant Ă  l’Ă©chec de l’arrestation du terroriste n° 1 du moment : Suliman Cindoruk.
Une certaine Nina, vient l’alerter d’une catastrophe nationale imminente en faisant référence à un secret d’Etat « Dark Ages » pour le contacter. Convaincu de la trahison d’un membre de son équipe qu’il devra découvrir et vue l’urgence des informations à recueillir auprès de Nina, le Président exécute dans le plus grand la requête de la jeune fille et se glisse incognito dans la foule d’un match de base ball.
Le plan programmĂ© par Nina et son complice Augie Ă©choue car Nina est abattue avant la fin de leur projet. Augie, aux prises  du PrĂ©sident devra l’aider Ă  enrailler le compte Ă  rebours d’une menace informatique mondiale, et Ă  cette fin, le PrĂ©sident organise sa propre disparition pour se retirer avec les « grands » de ce monde.

MON AVIS

J’adresse un grand remerciement pour ce SP aux Edition JC Lattès par l’intermédiaire du site Netgalley pour la lecture du roman.
On connait tous B. Clinton en tant que PrĂ©sident des Etats Unis dans les annĂ©es 90. On se rappelle son parcours politique, ses fous rires et ses dĂ©boires extra-conjugaux, et l’échec de son Ă©pouse aux dernières primaires des USA… Ici dans sa stature de romancier il excelle dans l’art de l’écriture en combinant les Ă©lĂ©ments nĂ©cessaires pour captiver son public. Sa plume associĂ©e Ă  celle de J. Patterson, Ă©crivain notoire de policiers que je ne connaissais pas, produit ici un original thriller politique. J’ai adorĂ© le rĂ©sultat : une fiction addictive qui n’est pas dĂ©nuĂ©e d’humour non plus.
Je redoutais un langage pompeux d’un homme d’Etat, et une intrigue alambiquée sur un échiquier international conflictuel ; or, le style d’écriture fluide et le déroulement d’un scénario bien ficelé m’ont bluffée !

  Une culture géopolitique 

Au début, le lecteur pourrait se retrouver impressionné par l’évocation de l’organigramme constitutionnel américain mais les auteurs balaient toute confusion avec un vocabulaire approprié pour le néophyte en politique. On part d’une affaire d’Etat pour tendre vers un suspens qui gagne le terrain International.
On pénètre dans la Maison Blanche, avec des touches descriptives anecdotiques… L’allusion à quelques évènements historiques revigore notre culture géopolitique mais là encore rien d’abscons.

  Un thriller d’anticipation ? 

Le chef d’Etat, notre héros, doit faire face à une cyber-attaque d’envergure nationale, voire internationale. Le scénario catastrophe décliné ici (sans vouloir le dévoiler) dépasse l’entendement de l’horreur, et nous ramènerai dans l’âge des Ténèbres. Une réflexion sur notre dépendance technologique s’imposera au lecteur. Cette hypothèse de terrorisme totalement crédible force à s’interroger sur la capacité des Etats à s’unir pour réagir…
Cette fiction met en exergue son affinité particulière avec l’Allemagne et l’Israël alliées indéfectibles des USA. L’heure de la guerre froide est passée et pourtant, la méfiance russe subsiste…

   Un président humain 

Sous l’Ă©gide du PrĂ©sident Ducan, le principal narrateur, le lecteur garde en tĂŞte l’image de B. Clinton. S’en dĂ©gagent alors les traits de caractères d’un personnage sympathique et droit en proie Ă  des doutes. Ici, l’auteur n’a pas lĂ©sinĂ© sur ses quelques faiblesses : une santĂ© fragile Ă  cause d’une maladie de sang, Ă©poux aimant mais veuvage prĂ©maturĂ© Ă  cause d’un cancer, il se rĂ©vèle ĂŞtre aussi un père attentionnĂ©.

L’émotion courre entre les lignes et apparaît d’autant plus touchante qu’elle perce au milieu d’un compte à rebours intrépide pour sauver le pays, le monde !
Vétéran de guerre, notre Président Ducan transpire d’humanité. Il pèse chaque perte d’un être humain. On appréciera à plusieurs reprises les hommages rendus aux gardes du corps et aux hommes garants de la sécurité.
Durant le rĂ©cit de notre hĂ©ros devra user de ses ressources en courage et ses qualitĂ©s de chef soumises, Ă  rude Ă©preuve : choix stratĂ©giques, nĂ©gociations politiques, Ă©viction de trahison, et prises de risque dans la contre-attaque du danger adverse. Un bel enseignement sur l’art de diriger, d’user de diplomatie en restant ouvert et inflexible.
Au milieu de cette catastrophe informatique, Ducan doit déjouer les coups-bas de son opposition et démasquer le traitre de son équipe : pas de répit durant les trois jours où on le suit, quelle force de caractère ! Victime de la trahison d’une taupe de son équipe, il devra faire fi de son ressentiment pour avancer. Première leçon en politique : « le pire en politique peut venir de son propre parti ! »

J’ai moins aimé (en tant que française) : L’infime part de la France dans la crise en question.
Pour se le procurer chez Decitre par exemple, c’est ICI

Un avant-gout :

Il faut toujours chercher une solution pacifique un conflit. Le dialogue n’est pas synonyme de défaite. D’ailleurs est-ce que nous sommes là pour discuter de politique étrangère, monsieur Kearns ? Je ne voudrais surtout pas interrompre cette chasse aux sorcières par une conversation intéressante.
 Comme le disait ma mère« Si ce type a une pensée altruiste un jour, elle mourra de solitude.

 Votre avis sur la chronique est le bienvenu …

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