Des chroniques régulières pour partager des livres, et faire connaître de nouveaux auteurs

đź’śđź’śđź’ś TU NE M’ECHAPPERAS PAS de Lisa Gardner

RÉSUMÉ 

livre de poche
mars 2017
475 p.
USA. Oregon. Baskerville.
Mardi 15 mai. Rainie Conner, policière expérimentée est envoyée en urgence par le shérif Shep pour une fusillade dans l’enceinte de l’école. Arrivée sur les lieux, elle assiste à une scène de pagaille : Des parents alertés viennent secourir affolés leurs enfants, des blessés sortent du bâtiment, et le personnel enseignant tentent de gérer leurs élèves traumatisés comme ils peuvent. Alors, en l’absence d’un shérif introuvable, Rainie prend en main le commandement, pénètre dans le bâtiment et y découvre trois cadavres : deux fillettes et Melle Avalon, la professeur d’informatique.
Puis, en poursuivant l’exploration des lieux en quĂŞte du tueur probablement encore sur place, Rainie va devoir neutraliser Danny qui menace d’une arme son père Shep le shĂ©rif qu’il tient en joue. Principal suspect pris en Ă©tat de flagrant dĂ©lit, l’adolescent rapidement maĂ®trisĂ© sera conduit dans un centre de dĂ©tention pour mineur.
Et, même si l’issue de l’affaire parait évidente vu le caractère a priori perturbé du coupable présumé, son envergure pour cette petite bourgade va faire déplacer un renfort d’hommes plus expérimentés que Rainie en la matière : Abe Sanders, un policier du district ainsi que Pierce Quincy formé à Quantico et expert du FBI en fusillade. Leur présence vont éprouver indirectement les compétences de Rainie tiraillée entre sa conscience professionnelle et sa gratitude pour Shep garant de son secret familial.
Tandis que toutes les preuves accablent Danny, nombre témoignages évoquent présence d’un homme en noir. Qui est cet homme en noir ? Existe-t-il ? Est-il le coupable ? Qui serait-il ? Voilà les énigmes que va devoir résoudre Rainie durant cette semaine trépidante pour elle tiraillée psychologiquement de toutes part.

MON AVIS

Je connaissais dĂ©jĂ  l’auteur Ă  l’Ă©criture prolifique, dĂ©jĂ  chroniquĂ©e ici avec un autre thriller 📖👉Attrapez-moi. Toujours Ă©ditĂ© chez Poche avec ce prĂ©sent ouvrage, offert pour 2 livres achetĂ©s,  j’avais peur de sa qualitĂ© vu l’opĂ©ration promotion. Or aucune dĂ©ception. L’histoire m’a emportĂ©e car la recette de ce bon roman a intĂ©grĂ© les Ă©lĂ©ments nĂ©cessaires pour faire monter l’intrigue.

Bonne intrigue psychologique

On y lit des analyses de divers traumatismes, les travers de manipulations ancrĂ©es auprès de personnes en proie Ă  des faiblesses avec l’emprise qui en dĂ©coule. La perspicacitĂ© de Quincy, formĂ© Ă  Quantico, bassin mondial de la criminologie perçoit vite les failles chez sa collègue.

Ă€ cĂ´tĂ© de ça l’attitude de Danny, la rĂ©action de sa famille sont parfaitement logiques. Et, le mystère autour de la victime ciblĂ©e Melle Avalon la prof d’informatique adorĂ©e par son assassin est tout Ă  fait bien menĂ©. Ainsi, chaque Ă©lĂ©ment alimente un bon thriller.

Une interaction de personnages intéressante

Les personnages sont cohĂ©rents. Leurs relations sont rendues plausibles par des dialogues pesĂ©s, pensĂ©s et proportionnĂ©s et des actions logiques. Alors, on adhère au rĂ©cit, mĂŞme si Ă  mon avis, ma seule rĂ©ticence tient Ă  l’histoire familiale de Rainie un peu alambiquĂ©e, mais on reste quand mĂŞme pris au jeu de vouloir en savoir plus. Les diffĂ©rents antagonistes ne sont pas figĂ©s dans leur travers, l’auteur est parvenu Ă  faire Ă©voluer leur stature originelle (ex : Sanders modère sa morgue) et cela donne vie Ă  une rĂ©alitĂ©.

Au milieu de l’intrigue prenante, j’ai bien apprĂ©ciĂ© les diversions. La rĂ©action de la communautĂ© vis Ă  vis de Rainie, l’assassinat de l’alcoolique Molly la mère de Rainie, les conflits familiaux de Quincy, l’amorce d’une romance entre l’agent du FBI et notre policière dynamisent l’intrigue. Et donc, tous ces sujets ne la limitent pas Ă  celle de la fusillade.

Pour la petite anecdote, hasard du calendrier, j’ai lu ce livre après le confinement, c’Ă©tait le 15 mai, le jour oĂą dĂ©bute la fusillade dans le livre.

Les 475 pages se lisent sans problème, une distraction assurée.

Page 299. La sociĂ©tĂ© n’est pas faite de monstres, mais de gens fragiles et instables qui travaillent trop , mangent trop et vivent dans des villes surpeuplĂ©es. C’est un mĂ©lange dĂ©tonnant, particulièrement quand ils ne sont pas très malins et plutĂ´t caractĂ©riels. On en a la preuve avec cette flambĂ©e d’actes agressifs et haineux, et je parle aussi bien de la violence routière que de celle qui s’exprime Ă  travers une fusillade comme celle-ci.

Reader Comments

  1. VoilĂ  une auteure que je souhaite dĂ©couvrir : je commencerai soit par « Les morsures du passé » ou bien « la maison d’Ă  cĂ´té ».
    Merci pour cette jolie chronique !
    Bonne journée

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